Uptdate Scénario

Publié le par cabriole

_________    CABRIOLE    _________



Clint se réveille…

Clint enfile ses chaussettes…

Clint mange une pomme…

Clint se brosse les dents…

Clint fait ses lacés…

Clint enfile sa cagoule…

Clint prend un sac à dos…


On voit Clint (ridicule) sortir de son mobile home -grande caravane- et fermer sa porte à clef. Il se retourne en laissant le spectateur voir le nounours rose accroché à son sac (probablement celui de sa fille).

Pour son premier cambriolage, Clint a fait beaucoup de repérages… Sa futur victime est un riche banquier (aucun scrupule en plus!). Il sait que ce dernier possède des biens précieux à foison partout dans sa maison, quel gâchis de les laisser croupir ici. Munie d’une longue-vue, il observe la grande demeure et guette le moment le plus propice pour entrer en scène. C’est maintenant, personne en vue, la maison est vide, ces longues heures d’observations vont enfin être récompensées!

Il entre tant bien que mal dans le bâtiment et remarque qu’il n’avait pas tort. Chaque pièce est remplie de «trésors», la plupart des objets sont de valeur ! Il n’avait pas prévu d’avoir autant de choix, c’est alors qu’il prend conscience que son problème sera: comment transporter tout ça? Il va falloir trouver l’objet le plus précieux parmi les précieux. C’est alors qu’il tombe sur un coffre fermé… très bien fermé! Trop bien fermé pour que son contenant ne soit pas d’une valeur inestimable!

Son cœur palpite à cent à l’heure, il décide de prendre juste le coffre (il prendra le temps de l’ouvrir chez lui), il est trop excité pour penser à autre chose de toute façon.

Il s’enfuit par la sortie la plus proche, l’alarme retentit mais bien trop tard. Il est déjà loin avec le coffre, rien ni personne n’a pu voir son visage cagoulé, c’est un premier coup réussit pour notre héros!

Nous retrouvons Clint dans son mobile home, il s’applique à ouvrir son précieux… Tant bien que mal, il y parvient! Ça y est, c’est fait, finit la vie misérable, finit les galères, son premier cambriolage sera peut être le dernier grâce à ce qu’il va trouver à l’intérieur du coffre…

Le cri retentit au-delà du voisinage. Ce qu’il y avait à l’intérieur n’avait en rien de la valeur, c’était rien qu’une vieille peluche, sûrement le dernier vestige de son enfance perdue ou je ne sais quoi!

Très énervé mais pas désespéré pour autant, notre héros n’allait pas en rester là!

Il sort en trombe de son logis. De loin, il observe la propriété de sa riche victime, cette fois encerclée par des gardes armés jusqu’aux dents. Il aperçoit l’homme qui sort de sa demeure, pleurant à chaudes larmes (comme un bébé) consolé par un de ses hommes de main. 

Ce n’est pas ici qu’il refera sa tentative. Visons un lieu plus modeste, la moyenne classe possède souvent des richesses détenues en secret…


Il avait en tête ce petit immeuble, discret et éloigné de la foule. Tout le monde était au travail à cette heure, son délit ne pouvait que bien se passer. Il crochet la serrure sans difficulté et entre dans l’appartement. Il faisait sombre et l’ambiance qui y régnait était malsaine… Alors que Clint s’apprêtait à fouiller l’appartement en quête de richesses, un bruit retentit dans le salon! Ne suis-je pas seul? Un courant d’air? Un animal? Son cœur battait à la chamade tandis qu’une multitude de questions fusaient dans sa tête. N’avait-il pas été assez prudent?

Il pend son courage à deux mains et s’approche de l’épicentre sonore. Il tombe alors sur un spectacle effrayant! Un homme d’une trentaine d’année s’était passé la corde au coup, Clint assistait malgré lui à une tentative de suicide! Mais… Quelle occasion en or! Le propriétaire des lieux était ici même, sur le point de mourir, incapable de faire quoi que ce soit. Ne perdons pas de temps. Notre héros observe les objets de la pièce et sans scrupule, voyant qu’il y avait de quoi en tirer un bon prix, commence à les ranger dans son grand sac.

Le pendu qui n’avait pas rendu son dernier souffle assistait, démunie, au vol de son appartement. Mon vase en or! Mon tableau! Mon téléphone! Mon écran! Je suis entrain de me faire dévaliser par une ordure de la pire espèce et je suis pendu sans pouvoir rien faire?! Se dit-il. Clint voit l’homme s’agiter, et se débattre, et s’inquiète alors de la solidité de la corde. Il n'eut pas le temps de réfléchir à la solution que la corde se décrocha. Clint avait en face de lui un monstre en furie, libéré de sa laisse, qui n’avait pas peur de la mort et fou de rage contre lui… Il détala à toute vitesse, laissant tout derrière lui, tant pis, à cet instant il ne donnait pas cher de sa peau!


Clint se trouve devant ce pavillon modeste. Il n’avait vu personne dans ce pavillon depuis un certain moment, les propriétaires sont sûrement partit en vacances. Pas de risques inutiles, notre héros opère la nuit. Personne pour le déranger, il n’y aura pas d’infortune pour ce coup. Pas de risques inutiles, il passe par les buissons, et entre par la petite fenêtre, facile à ouvrir, loin des regards indiscrets. Pas de risques inutiles, Clint explore sans bruit le pavillon, tel l’agilité du chat et la vigilance du puma, l’échec ne fait pas partit de son plan.

Clint s’étonne… Il n y a rien à signaler,  non ce n’est pas normal, il n y a vraiment rien à signaler, cet appartement est vide! Il sort de la maison et se dirige vers l’entrée du jardin. C’était bien ce qu’il pensait, la maison était à vendre…

Quelle malchance!


Ce n’est pas terminé, voilà un appartement bel et bien investit par ses locataires. La nuit tombe, il n y a pas de lumière, pas de signe qui indique une quelconque présence humaine. C’est bon!

Clint prend l'ascenseur, et, toujours avec une grande agilité dans l'art de se dissimuler, pénètre sur le seuil de l'appartement.

Il crochet la serrure et s’enfonce chez sa future victime. Tout à l’air normal, il ouvre son sac et se prépare à passer à l’action quand brusquement la lumière s’allume: SURPRIIIIIIIII….se. Alors que dans le salon, volent les confettis et les serpentins, Clint échange des regards d’étonnement avec la foule avant d’être poursuivit par une horde d’invités en furie!


C'est une nuit de pleine lune. Le quartier est bourgeois, tranquille, les rues sont désertes, c'est tout bon.

Clint repère une maison déserte dont les propriétaires semblent bien fortunés. Pour éviter tout risques de repérage, Clint monte sur le toit et décide de violer la propriété par la cheminée... Il descend sans encombre malheureusement son périple se termine très vite car il se fait surprendre par un chien enragé qui devait surement garder la maison! Dans un boucan infernal, Clint remonte tant bien que mal la cheminée et dans un amas de fumée et de suie, il disparaît dans la nuit.


Avec l’énergie du désespoir, il se rend devant la maison d’un vieux retraité. Les vieux ont toujours des objets de valeurs dans leur maison, de plus, ils sont sans défense… Il est midi, tout le monde mange à cette heure et personne n’a que faire d’un vieillard! Alors qu'il déploie son attirail pour passer à l'action, il sent un tremblement terrible. Sans qu'il est le temps de penser à l'origine de la secousse, il voit la maison bouger et dans un déchirement de métaux et de bois, prendre son envole. La scène était si impensable qu'il mit trop de temps à réagir pour prendre la fuite. La maison encore instable dans son envole retomba sur notre pauvre héros avant de s'élever une bonne fois pour toute. La violence de l'impact enterra Clint profondément sous terre.


Exténué, dépité, mal en point, Clint regagne son mobile home dans l’espoir de trouver du réconfort avec une sieste bien méritée. Il pensa à son lit douillet qui l’attendait, et pourquoi pas déjà occupé par une charmante demoiselle, qu’il embrasserait, avant de jouer avec tout l’or qu’il avait amassé durant la journée, que du bonheur… Que nenni, le pire l’attendais! Il entre dans la caravane et resta fixe un long moment. Il n'eut pas la force d’extérioriser tout le malheur en lui, car le torrent de rage lui avait nouer la gorge. Le désespoir qui se lisait dans ses yeux empêchait même ses larmes de couler. Son chez lui été vide, dévalisé. Quelqu’un comme lui avait pris tous ses biens... Il ne lui restait rien.

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GENERIQUE

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Clint est allongé au sol, continuant à pleurer toutes les larmes de son corps... Par hasard, l'horrible peluche qu'il avait trouvé dans le coffre avait été oublié (ou même intentionnellement délaissée) par le voleur de caravane !

Il la tenait entre ces bras, comme un enfant, et partageait son malheur avec son doudou. C'est alors qu'il sentit quelque chose d'étrange à l'intérieur de la peluche. il avait la sensation de toucher des choses dur quand il massait le tissus molletonné.

Pour mettre fin à son étonnement, il déchira son jouet et des pierres d'un éclat merveilleux tombèrent sur le sol.

Des diamants, il en tombait pleins !


*Happy end*

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